Étude IBM : les CEO européens redéfinissent les rôles du comité exécutif à l’ère de l’IA

- 76% des organisations interrogées en Europe disposent désormais d’un Chief AI Officer, contre 24% il y a un an
- En Europe, 60% des CEO se disent à l’aise pour utiliser l’IA afin d’éclairer des décisions stratégiques majeures
- Les CEO européens estiment que 29% de leur main-d’œuvre devra être requalifiée pour un autre poste d’ici 2028
Une nouvelle étude mondiale de l’Institute for Business Value d’IBM (NYSE : IBM) révèle que l’accélération de l’IA pousse les CEO à repenser la structuration des rôles au sein du comité de direction afin de générer un impact accru à l’échelle de l’entreprise. Cette étude annuelle1, menée auprès de 2 000 CEO dans le monde, dont 450 en Europe, montre que les dirigeants européens adoptent l’IA avec un accent clair sur l’intégration des données.
L’étude annuelle IBM CEO, montre qu’à mesure que l’IA se généralise dans les entreprises, les CEO subissent une pression croissante pour repenser le fonctionnement des équipes dirigeantes, les processus décisionnels et les structures organisationnelles : en 2026, 76% des organisations interrogées en Europe disposent d’un Chief AI Officer, une hausse spectaculaire par rapport à seulement 24% en 2025. Par ailleurs, l’analyse montre qu’à l’échelle mondiale, les organisations adoptant une approche « AI-first » dans la conception de leur comité de direction ont déployé 10% d’initiatives IA en plus à l’échelle de l’entreprise que leurs pairs.
Cette évolution structurelle intervient alors que les CEO eux-mêmes gagnent en confiance vis-à-vis de la technologie, avec 60% des CEO interrogés en Europe déclarant être à l’aise pour prendre des décisions stratégiques majeures sur la base d’analyses générées par l’IA.
À mesure que l’IA prend une place plus importante, la gouvernance reste un enjeu clé, 80% des répondants européens estimant que la souveraineté de l’IA est essentielle à leur stratégie d’entreprise.
Une perspective pour les dirigeants belges
Pour une économie comme celle de la Belgique, fondée sur une forte productivité et une compétitivité mondiale, cette transformation portée par l’IA représente un changement fondamental des opérations. Ces résultats constituent un appel clair à l’action, explique Bart Windal, Country Manager d’IBM Belgique et Luxembourg : « Adapter son organisation à l’IA n’est plus un sujet pour demain, c’est une réalité d’aujourd’hui. L’essor rapide de fonctions comme celle de Chief AI Officer montre que les entreprises prennent le sujet très au sérieux. »
Il considère les données sur les compétences comme un indicateur critique pour les entreprises : « Il existe un écart entre la confiance que nous avons dans nos équipes et les compétences dont elles auront réellement besoin. Combler cet écart n’est pas seulement une question de ressources humaines, mais une stratégie centrale pour l’entreprise. Les entreprises qui choisissent d’investir à la fois dans leur technologie et dans leurs talents seront celles qui réussiront. Il ne s’agit pas d’un investissement ponctuel, mais de construire une culture d’apprentissage continu. C’est ainsi que les entreprises belges resteront compétitives et pertinentes. »
Cette perspective locale est soutenue par des dirigeants mondiaux qui constatent une transformation fondamentale de la manière dont les entreprises doivent désormais fonctionner. Dans la préface de l’étude, Gary Cohn, vice-président d’IBM, écrit : « Le rôle du CEO a toujours été de diriger dans un contexte de rupture. Ce que l’IA change, c’est la vitesse et les conséquences du leadership. Les entreprises qui réussiront fonctionneront selon un modèle “AI-first” — non pas comme une simple couche technologique, mais comme un nouveau modèle opérationnel. Les cycles de décision vont se raccourcir. Les frontières entre les fonctions vont s’estomper. L’avantage ira à ceux qui sauront apprendre, s’adapter et exécuter plus rapidement que leurs concurrents. »
De nouveaux défis exigent de nouvelles formes de leadership
L’étude montre que la responsabilité liée à l’IA dépasse désormais les rôles spécialisés : 83% des répondants européens estiment que tous les responsables fonctionnels doivent devenir des experts technologiques dans leur domaine. Dans les organisations disposant d’un Chief AI Officer, tous les CEO européens interrogés s’attendent à une forte augmentation de l’influence de ce rôle d’ici 2030, au même titre que celle des autres membres du comité de direction.
Reflétant l’importance du facteur humain, 60% des CEO européens estiment également que l’influence du DRH augmentera dans les années à venir.
Les organisations misent sur les talents pour réussir avec l’IA
Au final, les CEO considèrent que l’adoption par les collaborateurs est le facteur déterminant du succès. 81% des CEO en Europe estiment que la réussite de l’IA dépend davantage des personnes que de la technologie elle-même. À l’horizon 2028, ils prévoient que 29% des employés devront être requalifiés pour occuper un autre poste, tandis que 53% auront besoin de développer leurs compétences pour exercer plus efficacement leur fonction actuelle.
Cet accent mis sur les compétences se reflète également dans la conception des organisations : 77% des répondants européens indiquent que les rôles liés aux talents et à la technologie convergent, signe d’une intégration plus étroite entre les personnes, la technologie et la stratégie.
Pour consulter l’étude complète : https://www.ibm.com/thought-leadership/institute-business-value/en-us/c-suite-study/ceo
L’étude comprend également des points de vue sectoriels de dirigeants sur la manière dont les leaders répondent aux transformations induites par l’IA. Une sélection de ces témoignages est disponible dans l’annexe ci-dessous.
1Méthodologie de l’étude
L’IBM Institute for Business Value, en collaboration avec Oxford Economics, a mené une enquête auprès de 2 000 CEO et dirigeants équivalents dans 33 zones géographiques et 21 secteurs d’activité entre février et avril 2026. L’étude analyse la manière dont les dirigeants redéfinissent les modèles économiques, les structures opérationnelles et les capacités d’exécution dans une économie pilotée par l’IA, avec une analyse complémentaire sur la manière dont les organisations traduisent leurs ambitions en matière d’IA en déploiements concrets et en création de valeur.
L’IBM Institute for Business Value, le think tank d’IBM dédié au leadership d’opinion, associe recherches mondiales et données de performance à l’expertise d’analystes sectoriels et d’universitaires de premier plan afin de fournir des insights permettant aux dirigeants de prendre de meilleures décisions. Pour plus de contenus, consultez : www.ibm.com/ibv. Pour recevoir davantage d’analyses, abonnez-vous à la newsletter IdeaWatch : https://ibm.co/ibv-ideawatch